Communiqués Presse
    Le Ministère de l’agriculture reçoit les apiculteurs impactés par les mortalités d’abeilles   
  10 06 2018  
   
    Mortalités d’abeilles : l’UNAF tire la sonnette d’alarme !   
  28 04 2018  
   
    Traces de néonicotinoïdes dans les miels   
  10 10 2017  
   
    Plus que jamais l’Union Nationale de l’Apiculture Française reste vigilante sur l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes !    
  27 06 2017  
   
    Double rendez-vous au Château Larose Trintaudon samedi 24 juin 2017   
  13 06 2017  
 

 
    Bilan du 21ème congrès national de l´apiculture   
  07 11 2016  
 

 
    Néonicotinoïdes : interdits en juillet par le législateur et autorisés à l’automne par l’ANSES ?   
  02 09 2016  
   
    Loi biodiversité et néonicotinoïdes: délais trop tardifs   
  27 07 2016  
   
    Néonicotinoïdes: interdiction en 2018 avec dérogations possibles jusqu´en 2020   
  01 07 2016  
 
 
    Chiffres de l´utilisation des néonicotinoïdes   
  31 05 2016  
   
    Néonicotinoïdes : pour les sénateurs, la survie des abeilles ne compte pas   
  17 05 2016  
   
    Nouveaux OGM: 7 associations de la société civile claquent la porte du Haut Conseil des Biotechnologies   
  20 04 2016  
   
    Loi Biodiversité à l´Assemblée Nationale   
  21 03 2016  
   
    Le sénat protège les néonicotinoïdes au mépris des abeilles   
  25 01 2016  
   
    Succès en justice pour l´UNAF: L´évaluation du Protéus de Bayer SA sanctionnée   
  26 11 2015  
   
    Néonicotinoïdes : l’UNAF réclame l’interdiction définitive de ces produits après la confirmation par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments d’un risque élevé pour les abeilles !   
  03 09 2015  
   
    Affaire CRUISER: nouvelle victoire de l´Union Nationale de l´Apiculture Française   
  15 07 2015  
   
    Cotisants de solidarité : De nouvelles conditions d’affiliation à la MSA   
  19 06 2015  
   
    Protection des abeilles: annonces encourageantes du gouvernement.   
  29 05 2015  
   
    L’Union Nationale de l’Apiculture Française salue le courage des députés face aux lobbies de l’agro-chimie   
  25 03 2015  
   
    Le sénat soutient l´usage des pesticides néonicotinoïdes    
  18 02 2015  
   
    Affaire GAUCHO l´UNAF fait appel   
  24 04 2014  
   
    La Commission européenne retire enfin trois molécules reconnues dangereuses pour les abeilles   
  02 05 2013  
 

La Commission européenne retire enfin trois molécules reconnues  dangereuses pour les abeilles. Pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française, après plus de 15 ans de lutte acharnée, c’est un grand jour mais ce n’est qu’un premier pas pour la protection de l’apiculture, des pollinisateurs et de l’environnement.

Les Etats membres de l’Union européenne se réunissaient ce matin pour statuer sur le retrait de trois molécules néonicotinoïdes : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam (substances actives à la base des préparations : Gaucho, Cruiser, Poncho, Cheyenne, etc.)

Malgré le lobbying acharné des fabricants de ces pesticides (1), 15 Etats membres, dont la France et l’Allemagne, ont soutenu la proposition de la Commission européenne de suspendre pour deux ans l’utilisation en enrobage de semences, en traitement de sol et en pulvérisation de ces trois pesticides, responsables de la mort de milliers de colonies d’abeilles. Bien que ce nombre ne suffise pas à atteindre une majorité qualifiée, le Commissaire européen Tonio Borg a annoncé que la Commission irait au bout de sa proposition et que l’interdiction entrerait en vigueur à compter du 1er décembre 2013.

L’UNAF salue la position du ministre de l’Agriculture française Stéphane Le Foll qui avait retiré, dès juin 2012, l’autorisation du Cruiser sur colza.

Cette décision intervient à la suite des trois avis du 16 janvier dernier de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) identifiant des risques importants pour les abeilles induits par ces molécules et non pris en compte au moment de leur évaluation et de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant l’une d’elles (2).

Pour Olivier Belval, « Ce vote marque enfin la reconnaissance du combat des apiculteurs et de l’UNAF contre ces insecticides neurotoxiques. Pendant 15 ans, les abeilles et les apiculteurs ont été victimes de ces produits. Il est indispensable que cette décision se poursuive au-delà des deux ans annoncés, et surtout qu’elle recouvre l’ensemble des cultures ».

Car, aujourd’hui, ni les céréales à pailles semées en hiver, ni les betteraves, ni les traitements en forêts ne sont concernés par cette interdiction. Ces produits présentent pourtant une très importante persistance dans le sol (3), les rendant ainsi capables de contaminer les cultures suivantes ou les plantes adventices. En France, c’est un tiers des céréales à pailles qui est traité avec les néonicotinoïdes (4), alors que ces mêmes cultures sont utilisés en rotation avec du tournesol, très attractif pour les abeilles !

Paris, le 29 Avril 2013
COMMUNIQUE DE PRESSE

1,
http://corporateeurope.org/publications/pesticides-against-pollinators
2,
http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm
3, Les néonicotinoides persistent dans l´environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours (loam sableux et sols argileux). L´imidaclopride peut ainsi être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu´à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles.
La persistance des néonicotinoïdes contamine l´environnement au sens large, notamment le pollen. En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidaclopride, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l´utilisation sur le tournesol en janvier 1999.

Référence :
1) DeCant, J., & Barrett, M. (2010). Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the
Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and
Condiment) and Cotton. Environmental Protection (pp. 1–99).
2) Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in
soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
3) Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in
France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
4,
http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-16763QE.htm
 
    La Confédération paysanne et les apiculteurs s´opposent au maintien des néonicotinoïdes sur certaines cultures.   
  26 02 2013  
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
La Confédération paysanne et les apiculteurs s´opposent au maintien des néonicotinoïdes sur certaines cultures.
 
La Confédération paysanne, et les organisations apicoles FNOSAD, SNA, UNAF et FFAP (représentée), ont été reçues au cabinet du ministre de l´Agriculture pour exposer leurs revendications sur l´interdiction de la totalité des insecticides néonicotinoïdes et connaître la position ministérielle.
Confédération paysanne, FNOSAD, SNA, UNAF et FFAP :
- constatent une avancée positive par rapport à la situation actuelle ;
- dénoncent le fait que ces traitements pesticides soient maintenus sur les céréales à paille, et continuent ainsi à exercer leur pression toxique sur les ruches, réduisant l´effet bénéfique pour les abeilles de la suspension sur 4 cultures ;
- déplorent que la suspension ne concerne que certaines cultures pour une durée de deux ans, ne permettant pas de supprimer l´effet de la rémanence importante des pesticides dans les sols.
 
Le ministère soutiendra la proposition de la Commission européenne : suspension pour 2 ans des matières actives clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam, sur colza, coton, maïs et tournesol.
Toutefois cette position n´est pas définitivement arrêtée, et si elle était amoindrie, le ministère est décidé à aller au delà de l´exigence européenne.
 
L´agence européenne EFSA poursuit l´étude des autres néonicotinoïdes et du fipronil.
Les céréales à paille ne sont pas concernées par la suspension proposée par la Commission. Il s´agit pourtant de plusieurs millions d´hectares de cultures qui émettent des résidus de pesticides dans les poussières lors du semis, de la récolte et des guttations et qui contaminent les cultures suivantes par les résidus restant dans le sol.
 
Des documents issus de la Commission européenne montrent que la question des céréales est en débat, et nous ne comprenons pas que le ministère n´agisse pas pour que l´interdiction porte aussi sur les céréales. La frilosité du ministère sur le sujet est à l´opposé des déclarations sur la volonté affirmée de réduire l´usage des pesticides et de développer l´apiculture.
 
La Confédération paysanne rappelle que des alternatives à ces insecticides existent et que de nombreux paysans produisent des céréales sans avoir recours aux néonicotinoïdes qui tuent de nombreux insectes utiles – pollinisateurs et auxiliaires des cultures – ainsi que les vers de terre et autres éléments de la faune du sol qui contribuent à sa fertilité.
 
« Agriculteurs, produisons autrement » proclame le ministère de l´Agriculture, quand passe-t-on de la parole aux actes ?
 
Philippe Collin, Confédération paysanne
Jean-Marie Barbançon, FNOSAD
Olivier Belval, UNAF
Bernard Lamidel, SNA
Philippe Vermandère, FFAP
Contacts : Jean Sabench, responsable de la commission pesticides, 06 73 91 23 78
Olivier Belval, UNAF, 06 20 06 50 40
 
    GAUCHO, REGENT, CRUISER, CHEYENNE, PROTEUS…L’AGENCE EUROPEENNE DE SECURITE ALIMENTAIRE DECLARE LEURS SUBSTANCES ACTIVES INACCEPTABLES   
  10 02 2013  
  Paris, le 17 Janvier 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE GAUCHO, REGENT, CRUISER, CHEYENNE, PROTEUS…L’AGENCE EUROPEENNE DE SECURITE ALIMENTAIRE DECLARE LEURS SUBSTANCES ACTIVES INACCEPTABLES

Ces substances ne satisfont pas à leurs autorisations de mise sur le marché L’UNAF demande leur retrait au plan européen et national Le 16 janvier 2013, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié trois avis condamnant trois produits phares de l’agrochimie dits « néonicotinoïdes » utilisés en traitement de semence ou en micro-granulés : la clothianidine, le
thiaméthoxam, et l’imidaclopride.

Ces substances sont celles qui composent les célèbres GAUCHO, REGENT, CRUISER, CHEYENNE, PROTEUS… contre lesquels l’Union Nationale de L’Apiculture Française se bat avec succès devant le Conseil d’Etat depuis 15 ans.
Rappelée à l’ordre en mars 2012 par le rapport du Parlement européen soulignant qu’elle  "devrait se concentrer sur l´intérêt public dans sa prise de décision indépendante, en tenant compte de toutes les données et informations pertinentes" et "que les règles régissant les déclarations d´intérêts devraient également être accompagnées d´une série de conséquences à appliquer lorsque ces règles ne sont pas respectées", l’EFSA semble en avoir tiré les leçons.

Dès le mois de mai 2012, le groupe d’expert de l’EFSA concluait que les tests menés pour évaluer l’impact des pesticides néonicotinoïdes sur les abeilles n’étaient pas adaptés.
Après vérification « des données précédemment soumises pour l’autorisation des substances actives au niveau de l’UE », l’EFSA affirme aujourd’hui que l’utilisation de ces molécules sur les cultures attractives pour les abeilles est inacceptable. Cet impact
inacceptable sur les abeilles exclut qu’elles demeurent légalement sur le marché.

Pour Olivier BELVAL, Président de l’UNAF, «L’UNAF qui a obtenu de haute lutte avec les apiculteurs européens le réexamen indépendant de tous les effets de ces insecticides de nouvelle génération sur les abeilles, exige de la Commission européenne qu’elle raye ces substances actives de la liste d’autorisation sur le territoire de l’Union et l’UNAF demande au gouvernement français de prendre sans délai les décisions qui s’imposent en suspendant puis en retirant les AMM nationales de ces pesticides largement utilisés dans l’agriculture française et européenne. »

Le Ministre Stéphane Le Foll avait annoncé qu’il retirerait du marché ces produits si les conclusions de l’EFSA le nécessitaient.
L’Union Nationale de l’Apiculture Française rappelle qu’il y va de la survie des abeilles et des pollinisateurs sauvages, dont l’activité se traduit au plan économique  par des services évalués au niveau mondial à 153 milliards d’euros.
 
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